CLIS : revenir à l'esprit de la loi
Par un courrier à l’Inspecteur d’Académie et un communiqué de presse, mes 5 collègues parlementaires socialistes du Finistère et moi-même avons souhaité relayer la très vive inquiétude des syndicats, associations et parents d’enfants handicapés concernés par la fermeture annoncée de 3 classes locales d’intégration scolaire : l’une à Moëlan sur Mer, une seconde à l’Ecole du Petit Paris à Brest, et la troisième prévue pour l’année 2007 à l’école maternelle Madeleine Porquet de Brest.
Une trentaine d’enfants se retrouveront confrontés à l’obligation d’intégrer le milieu scolaire ordinaire, alors que l’organisation actuelle semblait parfaitement répondre à leurs besoins très spécifiques. En 2006, les 48 Clis du Finistère accueillaient près de 550 enfants, à la satisfaction unanime des usagers et des équipes éducatives, sans pouvoir pour autant, faute de moyens, de donner une perspective de scolarisation adaptée aux 2 600 enfants en situation de handicap avéré dans le département.
Nous regrettons que l’application stricte de la loi Montchamp du 11 février 2005 conduise paradoxalement à une diminution de la qualité de l’accueil de ces enfants différents, qui ne sont pour la plupart tout simplement pas intégrables en milieu ordinaire.
Le véritable esprit de la loi ne consiste pas à dénier aux enfants le droit à un enseignement spécialisé et adapté au degré et à la nature de leur handicap en fermant les CLIS, mais à dégager des moyens supplémentaires pour que toutes les écoles puissent accueillir les enfants handicapés qui peuvent l’être.
Au moment où le gouvernement annonce la suppression de 8 700 emplois dans l’Education Nationale pour 2007, nous dénonçons l’organisation systématique de l’impuissance de l’Etat, bientôt incapable d’assumer pleinement la compétence scolaire qui lui appartient.

Madame Patricia Adam,
Nous vous remercions pour votre soutien aux enfants handicapés,Il ne faut pas fermer les clis pour aider le processus d’intégration de nos enfants handicapés en milieu ordinaire, mais donner les moyens pour ces deux dipositifs.
Malheureusement le manque de moyen dans l'éducation nationale incite a mener une gestion comptable des postes.
L'inclusion scolaire de nos enfants handicapés en milieu ordinaire nécessite encore un investissement conséquent des parents, obligeant parfois à l'un des parents de diminuer, voire de cesser son activité.
cordialement
Marie le Bihan, maman d'un enfant valide et d'un enfant handicapé scolarisé en milieu ordinaire.
Rédigé par: Le Bihan | le 19 juin 2006 à 12:46
tout à fait d'accord avec votre intervention en faveur des CLIS.
Une CLIS est moins coûteuse qu'un IME, une auxiliaire de vie scolaire aussi. Mais ce ne sont pas les mêmes lignes budgétaires. Chaque fonctionnaire d'autorité va donc veiller à renvoyer la balle au voisin. Chaque institution aussi (Etat, conseil régional, conseil général, assurance-maladie etc...)
A travers la maison départementale des personnes handicapées, vous êtes chargée (en tant que dirigeante du conseil général) de "piloter" globalement ce dispositif.
Accrochez-vous pour qu'une solution soit trouvée à chaque personne (="cas").
... et pour que la "solution" ne soit pas l'arrêt d'activité d'un des parents !
Rédigé par: jeannot | le 19 juin 2006 à 20:44
le comité pour la défense des clis du finistère
L'inspection académique du Finistère a annoncé la fermeture de trois clis dans le Finistère : Deux à Brest, Une à Moëlan sur mer.
Les parents et les sympathisants qui s'y opposent, sont appelés à rassembler leurs énergies pour que les trente enfants qui se trouveraient sans solution adaptée, soient maintenus dans ces classes faites pour eux.
Rédigé par: comité pour la défense des clis 29 | le 20 juin 2006 à 21:57
Merci à vous de soutenir le véritable combat que livrent les parents d'enfants "différents". Mon fils a été en CLIS et il était ravi de trouver des camarades de classe qui ne le jugeaient pas.
Ainsi il a pu s'épanouir, et faire vraiment des progrès spectaculaires.
Auparavant scolarisé en milieu "ordinaire", avec l'aide ponctuelle d'une institutrice assurant quelques heures de soutien par semaine, il était complètement bloqué et n'avait pas confiance en lui.
L'homme est un animal sociable. Il est primordial d'établir le lien social, et d'éviter absolument à ces enfants le traumatisme que représentent, au quotidien, les moqueries et quolibets d'enfants qui ne se rendent pas toujours compte des effets produits.
La CLIS représente un cocon, un environnement favorable pour nos enfants différents.
Hélas, elle est aussi, trop souvent, une voie de garage pour les enfants ayant des problèmes de comportement.
Je reprends vos termes : revenons à l'esprit de la loi. Conservons les CLIS et mettons-les à la disposition des enfants qui en relèvent vraiment.
Merci de votre compréhension
Rédigé par: CHRISTINE | le 09 octobre 2006 à 21:10