Mon blog de campagne pour les législatives
Toute l'actualité relative à ma campagne législative est accessible sur mon blog de campagne www.patricia-adam.fr.
Au plaisir de vous y retrouver.

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Co-responsable pour le groupe socialiste des aspects protection de l’enfance et éducation spécialisée du texte prévention de la délinquance discuté cette semaine à l’Assemblée Nationale, je m’attache à infléchir le plus possible ce projet de loi fait d’amalgames et de raccourcis saisissants. Ce texte est si décrié par les professionnels et les élus de tous bords, qui n’ont pas été consultés, et fait l’objet de tels désaccords entre ministres au sein du Gouvernement que l’on peut affirmer qu’il est de toutes façons inapplicable en l’état.
Symbole de la méthode Sarkozy, faite d’agitation et de provocation, il ne saurait masquer l’échec de sa politique de sécurité conduite depuis 2002. La violence demeure, plus que jamais, malgré 5 lois toutes répressives qui n’ont jamais été évaluées. On nous en propose une sixième en forme de « fourre-tout » où les maires, les juges pour enfants, les enseignants, les travailleurs sociaux sont sommés de ficher, dénoncer, réprimer tout ce qui ressemble à un malade mental, à une famille ou à un jeune en difficulté, voire de considérer un enfant délinquant comme un majeur. Les élus locaux sont effarés d’hériter d’une nouvelle obligation en matière de prévention de la délinquance -signifiant pour eux, une obligation de résultat auprès de leurs administrés-, sans les moyens nécessaires pour les accomplir
Je m’inquiète surtout de l’incohérence des dispositifs que le gouvernement envisage de mettre en place en matière de délimitation des pouvoirs des maires et des présidents de conseils généraux, en raison des contradictions manifestes existant entre, d’une part, ce projet de loi de prévention de la délinquance et, d’autre part, le projet de loi de réforme de la protection de l’enfance, encore en cours d’examen, ainsi que les dispositions de la loi égalité des chances relatives au contrat de responsabilité parentale.
Sachant qu’une confusion des pouvoirs irait à l’encontre d’une réelle efficacité des politiques menées à l’échelle locale, le groupe socialiste propose donc, à travers ses amendements, une autre conception de la répartition des compétence à l'échelle locale à même d'assurer cette cohérence.
L’objectif de nos amendements vise à réaffirmer une logique qui est déjà celle des lois de décentralisation en matière de répartition des pouvoirs :
- au maire et au préfet, la prévention de la délinquance et le respect de l’ordre public par le biais des contrats locaux de sécurité,
- au président du conseil général la coordination de l’action sociale incluant notamment l’aide sociale à l’enfance et la prévention spécialisée,
- et enfin, à l’Etat, la prise en charge de l’enfance délinquante, à travers la justice des mineurs et la Protection judiciaire de la jeunesse –la PJJ-.
La cohérence de nos dispositifs est le point de départ de leur efficacité, la restauration de la confiance entre les différents acteurs de terrain en est la clef.
A l’opposé des « coups médiatiques » du candidat Sarkozy, le projet socialiste pose les grands principes d’une politique de sécurité durable pour tous et partout : agir avec fermeté contre la délinquance certes, mais aussi contre ses causes, sans opposer prévention et répression. Il est aussi indispensable de garantir une réelle précocité de la prévention et de la sanction en donnant les moyens à la justice pour appliquer effectivement des sanctions adaptées lorsqu'elles sont prononcées, des moyens qui, malheureusement, n'ont cessé de décroître depuis des années.
Je ne doute pas que les électeurs saurons faire la différence entre ceux qui s’agitent et ceux qui agissent.
Philippe Bas vient de présenter un « plan petite enfance » afin de tenter de résoudre les problèmes de garde des tout-petits de moins de 3 ans. J’ai été agréablement surprise du revirement complet du Gouvernement à ce sujet, qui, durant les débats parlementaires de la loi relative aux assistants maternels, n’avait eu de cesse que de combattre les propositions d’expérimentation que j’avais défendues. Je suis donc ravie d’apprendre que le développement de micro-structures d’accueil sera favorisé, et que les innovations actuellement mises en place en Finistère telles que les crèches multi-entreprises et la centralisation des offres de garde seront étendues. Pour une fois que le travail parlementaire inspire le gouvernement, c’est une occasion trop rare pour ne pas s’en réjouir !
Comme beaucoup d’associations et de professionnels du secteur de la famille et de l’enfance qui se mobilisent actuellement, les parlementaires socialistes et moi-même condamnons le texte relatif à la prévention de la délinquance.
Contraire à nos principes républicains, ce projet organise une défausse générale des responsabilités de l’Etat sur les Maires. Ce texte est en réalité un moyen de plus pour le Ministre de l’Intérieur en campagne électorale depuis 4 ans de ne pas assumer ses échecs.
Avant d’être stigmatisés comme source de danger et de délinquance, les enfants ont le droit d’être protégés par une politique de la famille et de l’enfance digne de ce nom, pensée dans la globalité, et dont les orientations doivent être partagées par le plus grand nombre des acteurs et professionnels du secteur.
Pendant ce temps le texte relatif à la protection de l'enfance qui a fait l'objet de débats dans les département avec l'ensemble des acteurs est mis de coté, sans doute pas suffisamment médiatique pour le Gouvernement.
Instrumentaliser la peur, stigmatiser les jeunes, est un jeu dangereux que des générations avant nous ont bien connu. Le gouvernement doit retirer ce texte et permettre un débat constructif sur la jeunesse et l'enfance
Mon sentiment après avoir participé à l’université d’été du parti socialiste à la Rochelle est partagé : une pointe de déception, mâtinée d’impatience à démarrer enfin la campagne pour le projet. Nous vivons certes dans une société médiatique, et le PS ne peut s’en abstraire. C’est sans doute ce qui explique que le calendrier retenu pour organiser la désignation militante ait favorisé le débat médiatique autour des candidats à l’investiture du parti, au détriment du travail autour du contenu du projet. Les « carrefours » et autres « ateliers » m’ont semblés peu fréquentés, malgré des débats, notamment entre élus, très riches et proches des attentes des citoyens. En revanche, les grands rendez-vous de nos candidats, chacun dans sa chapelle, ont rassemblé les foules et les journalistes. Nous n’avons pas été surpris de leurs positions, déjà largement commentées dans et hors du parti, mais parfois enthousiasmés par leur talent d’orateur : François Hollande fut acclamé par une salle debout, Dominique Strauss-Kahn a confirmé sa détermination et sa vision politique devant plus de 800 personnes, la "politique par la preuve" de Ségolène Royal présidente de région suscite l'empathie de nombreux militants… Souhaitons qu’à cette université médiatique, foisonnante de discours, succède rapidement un temps de débat clarificateur et de propositions aux français. Il me tarde de commencer le vrai combat politique, celui des idées et des valeurs que nous proposons pour 2007.
Le martyre des civils tués dans les affrontements armés entre le Hezbollah et l’armée israëlienne doit cesser. L’escalade de la violence, prétexte à des jeux diplomatiques complexes entre Etats-Unis et Etats Européens, ne règlera en rien le problème politique au Proche-Orient. Je souhaite relayer fortement l’appel fait au national comme au local par le Parti Socialiste pour un cessez-le-feu immédiat sous l’égide de l’Union Européenne. Une solution
politique doit être recherchée activement pour désarmer les milices qui menacent à la fois la sécurité d’Israël et la souveraineté du Liban, et pour démilitariser la zone du Sud-Liban sous le contrôle d’une force d’interposition multinationale. La voix des peuples européens pour la paix compte, n’hésitons pas à la faire entendre par delà le fracas des bombes.
Une jeunesse stigmatisée, désespérée, enfermée dans la précarité… C’est le constat d’une génération en souffrance, malmenée par les gouvernements de droite successifs.
J’ai travaillé dans le cadre du projet socialiste « réussir ensemble le changement » à tenter d’apporter une réponse à cette souffrance.
Le 14 juin dernier, en compagnie de Rebecca Fagot du MJS (Mouvement des jeunes socialistes), nous avons animé ensemble un débat sur les orientations spécifiques proposées par le PS à la jeunesse dans sa diversité.
En effet, il convient d’abord de bien distinguer à qui on s’adresse : les conditions de vie et les attentes ne sont les mêmes dans les zones rurales, les centre-villes ou les banlieues. Pour que chacun puisse trouver l’orientation et l’information qui lui correspond, nous proposons un guichet unique pour garantir l’accès aux droits et la facilitation des démarches administratives en matière de formation, de logement, de transport, de culture… Des expériences locales, comme celles qui se mettent en place à l’initiative du Conseil Général du Finistère, démontrent que le besoin existe.
Il est criant dans un autre domaine, celui de l’orientation scolaire, dont les failles laissent chaque année 150 000 jeunes sans qualification. Comment espérer s’insérer dans un monde du travail déjà difficile d’accès pour les diplômés ? Un organisme unique piloté régionalement et financé nationalement devra mettre chacun sur la bonne voie, celle de la qualification.
Enfin, et surtout, il faut recréer le creuset républicain. L’idée du service civil obligatoire de 6 mois, entre 18 et 25 ans, dans les secteurs associatifs, humanitaires ou dans les collectivités, est de nature à le faire, comblant de surcroît le besoin d’engagement des jeunes la vie civique. N’en déplaise aux conservateurs et aux aigris, nos jeunes ne sont pas moins talentueux ni moins responsables, ils sont en quête d’un avenir. Il est de notre responsabilité de leur laisser la place qui leur revient. Pour ce qui est de notre projet socialiste, ils en sont le cœur.
Mercredi jeunesse à la permanence, où j'avais invité tous les députés juniors et leurs suppléants à un goûter-rencontre. Ceux qui ont pu venir - Matthieu, Flavie, Marine et Jérôme - ont partagé leur expérience de ce moment fort dans leur vie d'enfant. Je voulais savoir ce que ça leur avait apporté, et ce qu'ils en retiraient pour la formation de leur esprit citoyen. J'avais aussi envie que ces enfants d'horizons sociaux très différents, bien représentatifs de la circonscription, aient une occasion de se rencontrer. A Ponta comme à Bohars, ils ont vécu le travail sur le projet de loi et la journée à l'Assemblée Nationale comme une véritable initiation à la citoyenneté. Il semble que le Parlement des Enfant contribue à démystifier l'image et le travail des parlementaires, et incite à la conscience civique. Je remarque qu'aucun d'entre eux ne manifeste le désir de faire de la politique plus tard, bien que l'expérience ait laissé à tous un souvenir excellent. Est-ce inquiétant ou au contraire rassurant ? De nature optimiste, je serais plutôt encline à être rassurée par cette volonté spontanée de garder leur part d'enfance. Le monde politique, comme le monde adulte, doit paraître bien complexe, laissons-leur tout le temps de mûrir la forme que prendra leur engagement citoyen.
Par un courrier à l’Inspecteur d’Académie et un communiqué de presse, mes 5 collègues parlementaires socialistes du Finistère et moi-même avons souhaité relayer la très vive inquiétude des syndicats, associations et parents d’enfants handicapés concernés par la fermeture annoncée de 3 classes locales d’intégration scolaire : l’une à Moëlan sur Mer, une seconde à l’Ecole du Petit Paris à Brest, et la troisième prévue pour l’année 2007 à l’école maternelle Madeleine Porquet de Brest.
Une trentaine d’enfants se retrouveront confrontés à l’obligation d’intégrer le milieu scolaire ordinaire, alors que l’organisation actuelle semblait parfaitement répondre à leurs besoins très spécifiques. En 2006, les 48 Clis du Finistère accueillaient près de 550 enfants, à la satisfaction unanime des usagers et des équipes éducatives, sans pouvoir pour autant, faute de moyens, de donner une perspective de scolarisation adaptée aux 2 600 enfants en situation de handicap avéré dans le département.
Nous regrettons que l’application stricte de la loi Montchamp du 11 février 2005 conduise paradoxalement à une diminution de la qualité de l’accueil de ces enfants différents, qui ne sont pour la plupart tout simplement pas intégrables en milieu ordinaire.
Le véritable esprit de la loi ne consiste pas à dénier aux enfants le droit à un enseignement spécialisé et adapté au degré et à la nature de leur handicap en fermant les CLIS, mais à dégager des moyens supplémentaires pour que toutes les écoles puissent accueillir les enfants handicapés qui peuvent l’être.
Au moment où le gouvernement annonce la suppression de 8 700 emplois dans l’Education Nationale pour 2007, nous dénonçons l’organisation systématique de l’impuissance de l’Etat, bientôt incapable d’assumer pleinement la compétence scolaire qui lui appartient.
La Ministre de la Défense a tenu des propos rassurants concernant l’ex-Clemenceau et a rappelé sa volonté de favoriser l’émergence d’une filière de démantèlement de navires.
Je souhaite sincèrement, alors que l’image de la France s’est trouvée quelque peu abîmée par cette affaire, et par d’autres plus récemment, que notre pays puisse convaincre ses partenaires de l’Union et jouer un rôle moteur dans la création d’une filière européenne de démantèlement des navires en fin de vie. Les industriels brestois possèdent de sérieux atouts, un savoir faire indéniable, pour obtenir le marché de démantèlement de l’ancien porte-avions et se positionner dans cette activité.
Pour ma part, je serai vigilante pour que les belles promesses de ce Gouvernement, une fois de plus, ne restent pas lettres mortes. Au-delà des efforts de communication et de l’affichage politique, il est nécessaire qu’il fasse rapidement connaître ses propositions concrètes, donnent des précisions sur les moyens qu’il entend engager et sur quel budget.
Je m’inquiète enfin sur le calendrier annoncé par la Ministre, sachant que la notification du marché devrait intervenir fin 2007 pour un début de démantèlement en 2008, année du rassemblement nautique à Brest. On peut s’interroger sur le démantèlement de l’ex-Clemenceau dans notre port et la volonté de la Ministre de favoriser le développement d’une filière à Brest.
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